La lecture m’accompagne et me nourrit au quotidien depuis l’enfance. Partager les ouvrages qui m’ont touchée intéressée amusée scotchée ou bouleversée est un plaisir supplémentaire. Et un tremplin vers le partage intime et ultime : l’écriture, qui m’anime et me passionne tout autant.
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De guerre lasse, de Françoise Sagan

En l’espace de sept jours au soleil, en province, le récit se déroule dans le calme inquiétant de la zone libre, dans les rues d’un Paris occupé par la haine et l’idéologie nazie. Le trio immémorial - l’amant, la maîtresse, l’ami, réinterprête la danse de la vie face à la folie humaine, face à l’ombre menaçante de la mort. 


À travers Alice, Jérôme, Charles - ses personnages, Francoise Sagan s’offre le luxe de parler d’amour en même temps de parler de la guerre, de la terre, de liberté, d’amitié, de totalitarisme, de complaisance, de résistance, de ce que l’espèce humaine est capable de se faire à elle-même. 


Un ultime chapitre, éblouissant, voit se profiler le basculement de 1942, l’horreur tout recouvrir, les terres, l’avenir. 

Reste l’été 42 comme une éphémère parenthèse ensoleillée, une dernière pirouette sous les volutes de l’écriture d’une Sagan au sommet de son art.


De guerre lasse, de Françoise Sagan

Aux éditions Gallimard et en poche chez Folio

Alors c’est bien, de Clémentine Mélois

Clémentine Mélois déroule dans ce livre les derniers jours de son père. Comment il a envisagé sa mort, souhaité la cérémonie, comment ses filles et sa femme ont fait émailler sa croix d’une couleur par lui-même choisie. Elle égrène ses souvenirs, entrecoupés de dialogues dont la simplicité donne le ton de l’intimité, de citations du journal de son père donnant le ton de la profondeur. Un chemin au bout de la vie, ponctué de réflexions personnelles touchantes et justes. 

Bernard Mélois, sculpteur, Prix de la Vocation 1963, a vécu toute sa vie avec ses idéaux, une certaine idée du grand, du beau, de ce qui suffit pour vivre, pour être heureux, de ce qui est nécessaire, important. Un artiste à la fois bohème et exigeant, un père imaginatif et présent.


Il y a dans ce récit, dans ces derniers jours et dans cette vie beaucoup d’amour, d’humour, une fantaisie assumée qui me plait tant, le travail créatif et l’inspiration mêlés à la vie quotidienne. Ce livre aborde également les thèmes intemporels et universels du souvenir, du partage, de la famille et de la transmission.

Un texte sur le deuil et la vie à la fois. 


Alors c'est bien, de Clémentine Mélois

Aux éditions L'arbalète / Gallimard

Prix Méduse 2024


Quatrième lecture pour le Prix Libraires en Seine 2025

Pierre, de Christian Bobin

L’auteur, sur une impulsion le jour de Noël part de chez lui, prend le train pour Sète et peu avant minuit arrive chez son ami Pierre Soulages à qui il désire offrir un livre pour son quatre-vingt-dix-neuvième anniversaire. Durant le voyage, devant le portail, dans l’attente de la rencontre, s’écrit un dialogue profond et poétique. 

Christian Bobin livre ici un texte saisissant, chaque page d’une beauté brute, d’une extrême richesse, mêlant simplicité, puissance et philosophie, hymne au peintre, à sa présence, sa vie, son œuvre. 


Pierre, de Christian Bobin

Aux éditions Gallimard

Ou Folio en livre de poche.

Le cas Malaussène, 2 Terminus Malaussène de Daniel Pennac

Autour de Benjamin Malaussène, la famille s’agrandit, les meurtres se multiplient, la justice s’émancipe, les bons et les mauvais se côtoient dangereusement dans ce dernier opus de la géniale série littéraire. Roman policier, roman de société, roman parisien, roman sur la littérature, les relations familiales, les dérives de la jeunesse (ou de la vieillesse!), le football, la loi, l’apaisement par cuisine ?? Terminus Malaussène est tout cela à la fois, conduit par l'auteur à un rythme effréné sur 431 pages. 

Un clap de fin explosif pour les aventures des Malaussène, commencées en … 1985 avec « Au bonheur des ogres ». Des personnages hauts en couleur, désassortis mais très unis, chacun dans son univers défini par son prénom, tous réunis par un esprit de famille indéfectible, autour du personnage aussi central, présent, qu’absent : Maman. 

Nouvelles new-yorkaises - New York Stories, de F. S. Fitzgerald, H. Miller, J. Charyn, édition bilingue

Ces trois magnifiques nouvelles de très grands écrivains, personnifient, chacune dans son style et son époque, la ville de New-York. 

Francis Scott Fitzgerald, à travers le personnage de Rags Martin-Jones, ridiculise et humanise à la fois, avec jubilation dans un style somptueux, la haute société new-yorkaise (et mondiale) des années 1920/1930, les désirs et la vie quotidienne dans l'Upper East Side, où l'argent, la jeunesse et la beauté sont au sommet de leur pouvoir.

Autre lieu, autre ambiance, le "14e district" d'Henry Miller égraine une beauté sombre, épaisse, prenante dans une langue magnifique, peignant la vie des habitants de ce quartier de Brooklyn dans lesquels ils naissent, vivent et meurent sans conscience du reste du monde. Dans le contexte ouvrier et industriel de l'époque, le lecteur suit les errances des personnages dans toute leur bizarrerie et sans jugement, jusqu'au chaos.

Enfin, dans "Sing, Shaindele, Sing", Jerome Charyn suit les espoirs et les désillusions d'une enfant au seuil de l'âge adulte, avec tout ce que cela implique pour elle comme changements, cherchant au moyen de son don pour le chant de se faire une place tout en restant fidèle à ses valeurs.

  • Rags Martin-Jones and the Prince of Wales, de Francis Scott Fitzgerald
  • The Fourteenth Ward, d'Henry Miller
  • Sing, Shaindele, Sing, de Jerome Charyn
Nouvelles new-yorkaises / New York Stories

Je recommande ces formidables éditions bilingues, en particulier pour des récits comme ceux-ci, au vocabulaire pointu, elles permettent de les lire dans le texte, page de gauche en anglais, page de droite traduits en français.

Fille, de Camille Laurens

Dans Fille, Camille Laurens déroule la vie d'une femme et à travers chaque ligne, chaque chapitre, elle exprime ce qu’est être une fille, ce qui pèse sur une fille. Le poids infini des mots, des idées, de l’éducation, de la transmission, de la société, de ses propres préjugés. 

Le sens de la féminité, avec son apprentissage, son évolution au cours des années, tout est là, implacable, juste et fort, dans la vie contée de Laurence, née en 1959, fille, sœur, petite-fille, arrière petite-fille et mère d’une fille. 

La maîtrise parfaite de la langue permet à l'auteure une modernité dans un style maitrisé, un humour un peu féroce qui donnent le ton et font passer les messages. Alors oui, comme dans la vie parfois c’est rude, mais c’est un texte essentiel et magnifique. La femme y est âpre et douce, une et multiple, elle doute, elle est fière, elle existe dans chaque mot, sur chaque page. 




La place, d'Annie Ernaux

De son écriture au couteau, Annie Ernaux tranche sans complaisance dans ses souvenirs pour dessiner la silhouette de son père. L’épicerie, le café, la province, son enfance ; puis ses études, son mariage, sa nouvelle vie. 

À la fois actrice et observatrice, confrontée à la condition dans laquelle sa famille continue d’évoluer,  troublée elle observe le changement qui s’opère petit à petit quand elle quitte leur monde pour celui de la culture et d’une aisance bourgeoise. 

Alors dans son récit elle épure, coupe, choisit, pour ne garder que l’essentiel : la vie quotidienne, les habitudes, les manières, le langage, qui disent tout d’une classe sociale, d’une région, d’une époque, avec l’existence de son père au cœur de la toile. 


J'ai choisi l'édition Folio plus classiques - 20e siècle destinée aux lycéens, qui ajoute au texte intégral une lecture d'image sur Claude Batho (Le couloir, Olette - en couverture) par Olivier Tomasini et un dossier de mise en perspective de l'œuvre par Jean-Louis Fort (courant littéraire, genre, groupement de textes sur la relation père-fille, chronologie et fiche de lecture).


La place, d'Annie Ernaux

Aux éditions Gallimard

En édition Folio plus classiques - 2Oe siècle

Terre des hommes, d'Antoine de Saint-Exupéry


Terre des Hommes n'est ni un roman, ni un livre biographique. C'est le récit de tranches de vie, celles de héros du quotidien qui ont tout risqué pour faire avancer le transport, les liaisons, pour livrer le courrier en avion au bout du monde dans des lieux inhospitaliers et des conditions extrêmes.
Les mots volent, eux aussi, au fil des pages, entre poésie et philosophie. Dans cette recherche humaniste, Antoine de Saint-Éxupéry parle de son métier en parlant rarement de lui-même, et témoigne à travers ces lignes d'un profond respect pour les hommes comme pour la terre.

Au cœur du récit, il pose des pensées universelles qui -parfois malheureusement- sont toujours d'actualité quatre-vingts ans plus tard, véhiculées par des phrases magnifiques, tellement belles qu’elles peuvent être relues à l'infini. À la recherche d'un beau passage à partager, j'ai presque corné toutes les pages du livre et ne savais plus que choisir.
Les mots, les idées sublimes sont dans Terre des Hommes d’une grande justesse, d’une profonde humanité, sans emphase sans prétention, juste l’envie de rapporter des bribes de vies, un souffle du désert. 

Un texte essentiel.

Terre des hommes, d'Antoine de Saint-Éxupéry
 

L'Anomalie, d'Hervé Le Tellier

Un avion d’Air France affronte une tempête inouïe et imprévue. Aussi soudainement, ce même vol Paris-New York sort de l'orage et la grêle dans un ciel bleu et une météo parfaite. À l’approche de l'aéroport JFK, l’équipage se heurte à l’incompréhension de la tour de contrôle.

Il y a dans l’Anomalie une histoire d’une grande originalité, très inventive, particulièrement bien racontée. L’écriture précise d’Hervé Le Tellier rend la lecture fluide et agréable, elle lui permet également d’aborder de façon très juste un grand nombre de thèmes sous-jacents sans omettre leur complexité : politique, histoire, théologie, humanité, science-fiction et science tout court, complotisme, pouvoir de l’information, littérature, éthique, ...
La cadence particulière embarque le lecteur à la suite des nombreux personnages, dans les différents événements, les allers-retours dans le temps.
L’auteur s’offre même le luxe d’une auto-dérision homonyme qui achève de convaincre.

En lisant ce livre, j’ai pensé au Vernon Subutex de Virginie Despentes, au destin de la bienveillance face à la folie du monde, au faible équilibre de la vie. Et dans le pouvoir infini de la littérature, capable d’inventer un monde un jeu un livre de la poésie des chansons en langue étrangère, à l’héritage de Tolkien.

La décision, de Karine Tuil

Alma, quarante-neuf ans, est juge antiterroriste. Confrontée au quotidien à la pression, la tension, la violence extrême, elle cherche l’humain dans chaque cas, tente avec toutes les pièces d’approcher, de discerner la vérité.

Prendre des décisions en toute conscience, interroger, évaluer une situation, des réponses : le lecteur la suit au plus près grâce à la structure du roman alternant questions-réponses brutes entre la juge et le jeune suspect, et chapitres ultra documentés à travers les couloirs de la justice et les relations humaines derrière le secret de l’instruction.

Parallèlement, dans sa vie familiale et amoureuse remise en question, elle tente également de ne pas se tromper.
L’humain est là, dans l’insécurité de la prise de décision. 

Numéro deux, de David Foenkinos

De nombreux personnages peuplent Numéro Deux, gravitent autour de l'histoire d'Harry Potter, la parution des livres, la sortie des films, la naissance d'un évènement culturel sans précédent.

Ce livre au style enlevé, au rythme prenant et à l’humour bien présent convainc rapidement le lecteur. Il intéressera bien sûr les fans du jeune sorcier, qui trouveront, au cœur de la partie romancée, de passionnantes informations documentées sur la genèse des livres et des films.
En effet, le récit glisse habilement de faits réels à la partie inventée, de ce qui s’est passé, à ce qui aurait pu se passer. Le livre, dans un hasard du calendrier, résonne avec la diffusion du documentaire « Harry Potter, 20th anniversary : Return to Hogwarts », dans lequel on découvre en particulier les futurs personnages principaux sur les images du casting, l'aisance et la connivence entre les trois enfants.

Dans la deuxième partie du roman, le ton change, l’ambiance devient plus dense, plus sombre, et le lecteur est pris page après page, dans une fuite en avant. Le réel de la vie du garçon rencontre le fictif de celle du héros.
Je laisserai en suspens les troisième et quatrième parties, pour préserver les surprises et le final du roman.

J’aime beaucoup l’idée de David Foenkinos d’avoir pensé à ce numéro deux, à l’empathie dépassant le phénomène mondial. J’ai lu ce livre d’un trait, dans la journée, prise par le rythme, le ton moderne, drôle, en même temps qu’émouvant. L'auteur a fait de ce non-choisi le sujet d’un roman sensible et plausible. Reste à savoir si le principal intéressé se fera connaitre …

Numéro Deux, de David Foenkinos
Aux Éditions Gallimard

Charlotte, de David Foenkinos

Dans ce livre, David Foenkinos dépose des mots sur son obsession pour l'artiste allemande Charlotte Salomon. 

Dans son sillage, nous suivons Charlotte, sa famille et leurs fêlures profondes, de l'Allemagne au sud de la France, des années 1910 au cœur monstrueux de la Shoah.

Viscéralement artiste, différente, Charlotte est portée par les évolutions de la vie depuis l'enfance jusqu'à la vie de femme. Elle créé une œuvre unique, personnelle, authentique, à la fois grandie par l'enseignement des Beaux-Arts, mais affranchie de tout cadre.

Le rythme particulier de ce roman lui donne beaucoup de force,
et l'implication de l'écrivain autant de sincérité.

Charlotte, de David Foenkinos
aux éditions Gallimard et Folio

Prix Renaudot et Prix Goncourt des lycéens 2014

La Grande Arche, de Laurence Cossé

Redécouvrir l’épopée de la construction de la Grande Arche de la Défense, depuis les premiers projets au tout début des années 1980. Le récit de Laurence Cossé (publié en 2016) se lit comme un roman, dont le sujet est devenu avec le temps un témoignage historique et sociologique.

La construction épique d'un monument aussi exceptionnel qu'un peu oublié : dans un environnement politique étouffant, les incompréhensions culturelles ajoutent aux multiples rebondissements économiques et publiques. La complexe mise en œuvre de son projet vire au drame pour le concepteur de la Grande Arche, l’architecte danois Johan Otto von Spreckelsen.

Extrêmement documenté, le travail de Laurence Cossé plonge dans les archives de l'ouvrage, de sa construction, explore les défis techniques, les enjeux; autant que les remugles psychologiques, les batailles d'égos, les ambitions, les non-dits.


Passionnant et poignant, évitant les écueils du jugement, le livre donne envie de se réapproprier la Grande Arche, monument emblématique parisien qui aujourd’hui plus que jamais cherche sa voie, son utilité.

La Grande Arche, de Laurence Cossé
Publié chez Gallimard aux éditions de la NRF, en poche par Folio


Chagrin d'école, de Daniel Pennac

Mauvais élève, toujours en fin de classement, Daniel Pennac s’avoue enfant fermé aux maths, dysorthographique, rétif à la mémorisation (histoire géo), inapte à l’apprentissage (langues étrangères), sans meilleurs résultats annexes (sport ou activité artistique), bachelier avec difficulté, semblant ne pas faire et surtout ne pas comprendre.

Voilà un prix Renaudot doublement mérité, par l’écrivain et par l’écolier, l’étudiant qu’il a été.

Merci, Daniel Pennac pour la sincérité du témoignage d’un grand écrivain parti de loin, pour l’espoir et l’humour nous manquant parfois pour avoir confiance et aller de l’avant.

Je dédicace cette ode à l’enfance, ce droit à la différence des écoliers inadaptés mais pas inaptes, à leurs parents paniqués autant qu’hérissés, aux enseignants qui s’engagent à leur côté pour faire rimer scolarité avec développement et espoir. 

Chagrin d'école, de Daniel Pennac
Prix Renaudot 2007
Version brochée éditée par Gallimard
Ou poche chez Folio

Ernest Hemingway, Archives d'une vie

240 pages d’archives exceptionnelles d’une vie tout aussi exceptionnelle.
Tour à tour reporter de guerre, combattant, écrivain, voyageur, Ernest Hemingway se rencontre dans près de 400 documents ici publiés.
Albums de famille, lettres, photos, documents personnels, manuscrits illustrent à merveille l’écrivain et l’homme à travers son œuvre comme sa vie privée. 

Ses lieux de vie, ses amis, ses femmes et sa famille, tout ce qui le construit, le séduit, le détruit peut-être, apparaît en filigrane dans ces pièces passionnantes.  Ce cheminement thématique et chronologique est accompagné de points historiques d’un monde bouillonnant, en pleine évolution; et des publications littéraires majeures de l'époque.
Tout rejoint la vie d’Ernest Hemingway, écrivain de génie, militaire de convictions, épicurien par excellence. Prix Nobel de littérature 1954. 

Ernest Hemingway, Archives d'une vie
publié par Gallimard

Une belle occasion de se replonger dans ses écrits !



L'amie prodigieuse, tétralogie d'elena Ferrante


Cette magnifique histoire d'amitié commence à l'enfance dans un quartier pauvre de Naples des années 50. Le lien entre Elena et Lina, entremêlé de tensions et jalousies, agit comme un socle dans ce roman dont l'auteure garde l'anonymat malgré un succès extraordinaire. L'histoire, déroulée comme le récit d'une vie, embarque, grâce à la magie d'une écriture forte, dense et sans détour.
De l'enfance, ses doutes, ses craintes et ses joies dans un paysage humain âpre et rude, à l'adolescence puis la période adulte, la vie d'Elena et Lila les heurte ou les rapproche, dans une relation sans frontières entre l'amitié, la fidélité, la manipulation, les différents.
L'histoire de Naples et d'une Italie en pleine révolution politique et sociale offre une toile de fond humaine et passionnante à l'évolution du récit des années 50 à nos jours.
La langue est riche et belle, la lecture prenante et surprenante. Chaque livre se lit d'une traite, dans l'attente de la suite, jusqu'à la conclusion.

À la hauteur des attentes, le deuxième, le troisième et le dernier tome confirment la puissance de l'Amie prodigieuse, qui, à travers les hauts et les bas de la réussite sociale et privée, continue de lier deux femmes poursuivant chacune leur chemin avec leur caractère et leur soif de liberté. 
Le roman et la photographie d'un lieu, d'une époque sont sur un pied d'égalité dans cette superbe fresque.

L'amie prodigieuse
Le nouveau nom
Celle qui fuit et celle qui reste
L'enfant perdue 
d'Elena Ferrante
aux éditions Gallimard et en livre de poche chez Folio

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