La lecture m’accompagne et me nourrit au quotidien depuis l’enfance. Partager les ouvrages qui m’ont touchée intéressée amusée scotchée ou bouleversée est un plaisir supplémentaire. Et un tremplin vers le partage intime et ultime : l’écriture, qui m’anime et me passionne tout autant.

Mes forêts, d'Hélène Dorion

Mes forêts, se lit avec lenteur, avec le respect des mots des idées, en appréciant leur mystère, sans chercher à tout comprendre tout analyser. Dans les courtes lignes de ces poèmes, je reçois et j’apprends, saisis des vers et d’autres non. 
On chemine dans les forêts d’Hélène Dorion comme dans un univers naturel et magique, les mots coulent comme le ruisseau dont je me souviens, entre les arbres je vois des phrases comme les rayons de soleil passaient entre les branches de ma minuscule forêt d’enfance. Il y a du beau de l’étrange de l’obscur et de la lumière, et en revenant sur mes pas, sur les pages, tout sera différent, passionnant. 


Les poèmes d’Hélène Dorion sont complétés en fin de volume d’un très beau dossier de l’éditeur, Bruno Doucey que je recommande vivement, sous le titre «Le paysage, l’intime, la poésie», et d’un entretien intitulé «Je me suis mise à l’écoute des pulsations du monde;», idéal pour mieux faire connaissance avec l’auteure. 

En dernières pages, des QR codes donnent accès aux ressources complémentaires : informations et vidéos de l'autrice, extraits lus dans un court-métrage, version audio de Mes forêts, pièces musicales et portfolio autour du recueil.


Enfin, sur ce lien voyez ou écoutez la Grande Librairie du 22 novembre, avec Hélène Dorion, Maxime Chattam, Christophe Galfard, Marion Montaigne, Mathieu Simonet, et une rencontre d'Augustin Trapenard avec Thomas Pesquet à la BNF.


Mes forêts, d'Hélène Dorion

Programme du baccalauréat 2024

Aux éditions Bruno Doucey

Ho ´oponopono, le secret des guérisseurs hawaïens, de Luc Bodin et Maria-Elisa Hurtado-Graciet

Ho ´oponopono, cache, derrière un nom aux consonances rebondissantes, une méthode de mieux-être simple et factuelle.
Si vous ressentez : 
  • Une envie de changer
  • Un désir de positivité
  • La motivation pour une prise de conscience
  • Le besoin d'une reconnexion avec la spiritualité
  • Celui de prendre du recul
  • La force de relativiser
Ce livre est fait pour vous !
La lecture est claire et facile. Et si l’on est prêt à s’écarter des à-priori cartésiens, il livre une ressource capable de faciliter l’inspiration, de se reconnecter à son environnement.
N'hésitez pas alors à dépasser les petites histoires et les traductions compliquées pour aller vers une sorte d'auto psychanalyse légère, une sensation de libération, sans intermédiaire, entre vous et vous. Avec à la clé un vrai changement pour qui est décidé à s’en donner la peine et à s’en accorder la valeur.

Une fois la lecture terminée, la méthode assimilée, j'ai eu l'envie de l'offrir pour en faire profiter des proches.

Ho ´oponopono, le secret des guérisseurs hawaïens, de Luc Bodin et Maria-Elisa Hurtado-Graciet
Lu par 350 000 convaincus !

Les Lisières, d'Olivier Adam

Paul a grandi dans le sud de Paris, dans une ville de milieu modeste, avec son frère et ses parents, ses copains de classe. Devenu adulte, écrivain, auteur, mari et père de deux enfants, il s’est installé plein ouest, au bord de la mer. Sa mère hospitalisée, sa femme excédée, ses démons sont remontés à la surface, l’obligeant à faire face à son passé, celui dont il ne se souvient qu’à partir de l’âge de dix ans.

Paul pourrait être le grand frère ou le fils peut-être de l’Antoine d’"À l’ouest", comme il serait aussi Olivier Adam jeune puis père de famille, ou rien de tout cela.


La qualité de l’écriture ancrée dans le réel, dans la vie, ouvre des résonances infinies. Le lecteur s’y retrouve, lui, ses parents ses cousins ses voisins. De la Bretagne sauvage à la banlieue parisienne, le paysage, l’ambiance, le cadre sont eux-aussi des personnages à part entière, témoins et acteurs de l’histoire, de l’évolution sociologique du pays. 


Comme dans chacun de ses livres, Olivier Adam nous entraine grâce à la force du texte, de page en page par sa densité, sa modernité, sa vérité augmentée, sublimée, empirée, imaginée, revue, vécue et corrigée. Autobiographie, auto-fiction, fiction, peu importe.

J’ai lu que ce livre avait été présenté au prix Goncourt, son année de sortie. C’eût été, à mon avis, largement mérité. 


Son odeur après la pluie, de Cédric Sapin-Defour

"Son odeur après la pluie" écrit la vie de l'auteur avec Ubac, son bouvier bernois. Il se lit autant avec l’envie de prendre son temps, qu'avec celle, en tournant les pages, d’avancer dans l’histoire. La richesse de ce récit autobiographique est étroitement liée à sa valeur personnelle et à la finesse de son analyse. L’écriture et la réflexion sont complexes. Le livre tout entier est d’une grande ambition littéraire obligeant le lecteur à sortir de sa zone de confort, explorer des mots des idées, relire, comprendre, profiter. 

J’évitais ce livre par auto-préservation c’est idiot je savais que j’allais pleurer. C’est arrivé dès la préface de Jean-Paul Dubois, page 9 (la première). Le texte m'a ensuite emportée dans son rythme, sa tendresse, ses belles pensées.

Si j’avais tort de tourner autour sans l'ouvrir, j'en ai encore plus aimé ce livre si juste si beau, encore plus mesuré ma joie d’avoir Riva. Puis je suis partie en acheter deux (livres, pas chiens) pour les offrir.


Autour de l’homme, du chien, dans Son odeur après la pluie, tournent les saisons, la nature, dans une puissante relation. 


Son odeur après la pluie, de Cédric Sapin-Defour

À l’ouest, d'Olivier Adam

Antoine est « à l’ouest ». Lycéen, il prétend aller en cours, fume des joints, boit de l’alcool à n’importe quelle heure, dort à n’importe heure.
Sa sœur Camille est « à l’ouest ». Au collège, elle sèche des cours, vit à coté des autres, tout en restant en retrait.
Leur mère, pas mieux.

Le fond et la forme dans ce livre collent comme un chewing gum sous une chaise de classe, comme les cheveux les nuits d’insomnie.

"À l’ouest" se prend et ne se lâche plus, se lit d’une traire, d’un souffle. Celui de l’adolescence perdue et retrouvée, du malaise de la vie, de la vie tout court.

Un texte court, fort, très beau.


À l'ouest, d'Olivier Adam

Aux Éditions de l'olivier pour la version brochée

Pocket en livre de poche