Le mode de vie ascétique du Maître calme la fougue de la jeune fille déguisée en garçon pour tenter de réaliser ainsi son rêve : suivre son enseignement et devenir à son tour samouraï. Alors, lorsqu’il insiste pour lui apprendre le thé au même titre que le sabre, elle accepte.
Ce livre, comme un conte, aborde la vie la mort le combat et le quotidien, l’importance du minuscule et de tous les instants, parle de politique un peu et de poésie aussi. Il représente tout ce que j’aime : un beau titre, une très jolie écriture claire précise sans hésitation, un rythme soutenu pourtant aéré, une histoire qui fait voyager et apprendre, des personnages riches, de l'humour et une part de spiritualité.
Un roman très juste très fin, qui emporte par la puissance de sa délicatesse et son intelligence.
Cerise sur la gourmandise littéraire : cet ouvrage de la collection 1er/ mille édité chez arléa est très esthétique. Raison de plus pour le faire entrer dans sa bibliothèque.
Le dernier thé de maître Sohô, de Cyril Gely
Aux éditions Arléa, 1er/ mille
Troisième lecture pour le Prix Libraires en Seine 2025